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Force du Vent

Force de la Mer

 

 

 

 

 

Pourquoi des Termes Marins ? pourquoi de pas parler avec des mots dits normaux ?

La navigation, comme toutes les autres sports, a son propre langage technique. Et comme dans tous les autres sports ce qui se dit en un seul mot devrait souvent être traduit par une longue phrase si l'on n' utilisait pas un langage spécifique.

Par exemple : Loffe ! ...traduction... Manœuvre la barre de façon à ce que la direction du navire se rapproche de la direction du vent !

Il y a aussi la précision des termes : Bâbord ne veut pas dire à gauche, mais : du côté gauche du navire, que vous devez donc interpréter comme à droite si à ce moment là vous êtes tourné vers l'arrière.

Petit exercice : Essayez de traduire en moins de dix mots, sans rien utiliser du vocabulaire marin, l'intégralité du sens contenu  dans : Frappe l'aussière !

 

La liste ci-dessous est succincte et très incomplète. Vous en apprendrez beaucoup plus par l’expérience de la navigation, et peut-être pour certains (qui ? des noms !), la fréquentation  des « bouges » dans lesquels vous irez « tirer une bordée » à l'occasion de vos escales.

 

 

 

 

 

Abatée-abattre :

Se dit d'un voilier qui change de direction en s'écartant du lit du vent (contraire : lofer).

 

Accastillage :

Désigne tous les accessoires du navire servant à sa propulsion et à son pilotage. Voir : [ Accastillage ]

 

Adonner :

Le vent adonne quand il tourne vers l’arrière du bateau (contraire : le vent refuse).

 

Affaler-amener une voile :

Faire descendre une voile (contraire : hisser).

 

Affourcher :

Mouiller avec deux ancres en fourche. Voir rubrique : « Le Mouillage ».

 

Allure :

Cap d'un voilier par rapport à la direction du vent. Principales allures :

Près (45°) ; Travers (90°) ; Largue (135°) ; Grand largue (165°) ; Vent arrière (180°).

 

À Mâts et à Cordes :

Ou « à sec de toile », c'est à dire toutes voiles affalées et ferlées. Quand c'est pour résister à un coup de tabac on peut aussi dire « Cape Sèche ».

 

Amer :

Point remarquable qui sert de repère au marin (clocher, phare, etc...).

La nuit tous les Marins ont droit aux phares (et non pas...).

 

Amure :

-  Côté par lequel la voile et le bateau reçoivent le vent.

   Bâbord amure : le vent vient de bâbord, les voiles sont à tribord.

 

-  Point d’amure : Point d'accrochage d'une voile à un espar.

 

Amiral :

Contraction de « Emir al bahr » qui en arabe signifie « souverain de la mer ».

 

Aussières :

Ce sont des cordes ou amarres de forte section servant à amarrer le navire au quai, à remorquer un autre bateau, etc..

 

Attrapes :

Ou « Saisines » sont les cordages servant à arrimer le fret. Attention, un fret mal arrimé peut causer des problèmes.

 

 

 

 

 

Bâbord et Tribord :

Respectivement à gauche et à droite par rapport à l'avant du bateau. Ces termes  viennent du hollandais « bakboord » et « strierboord », c'est-à-dire « côté du dos »  et « côté  du gouvernail », le barreur se  trouvant, autrefois sur les bateaux  du Nord, assis sur un banc situé du côté gauche du bateau, il regardait vers le côté droit du bateau. Plus tard la « Royale »  a utilisé le mot : BATTERIE (BA-TRI) à des fins mnémotechniques.

Ces termes, très utiles au marin par leur extrême précision, sont toutefois interdits pour les ordres de barre. On dit par exemple : « Terre à tribord » et « Barre à droite ».

Les Anglais disent pour Bâbord : « Port », diminutif de « Portside » et pour Tribord : « Starboard ».

 

Bastaque :

Sortes de leviers à came servant à étarquer le hauban « au vent » et à mollir celui « sous le vent ».

 

 Bisquine :

Caboteur doté d'un mât « à corne ».

 

Bitte :

À bord, une bitte est une sorte de gros taquet généralement à l'avant du navire et sur lequel on frappe les bouts devant subir des efforts importants : remorque (aussière de remorquage), aussière d'assurance d'un mouillage, gardes et traversières, ...

Sur le quai, une bitte est une grosse borne servant à amarer les navires.

Quelqu'un sera peut-être amené à vous demander de faire quelque chose avec « la bitte et le couteau », expression courante en Marine, mais à ne surtout pas essayer de prendre au pied de la lettre.

Dans ce contexte la bitte symbolise vos moyens humains (manuels et intellectuels) et le couteau symbolise les moyens matériels à votre disposition.

En clair, ça signifie : trouver une solution pour remplir la tâche qui vous a été confié avec ce que vous avez à votre disposition à ce moment là, en utilisant votre immagination et vos moyens humains.

Par exemple, on peut vous demander de dévisser avec « la bitte et le couteau », un boulon de 14, alors que le seul outil à bord est l'ouvre-boîte.

L'ouvre-boite est symbolisé par le couteau.

L'imagination et les efforts physiques que vous devrez déployer sont symbolisés par la bitte.

Mais ne prenez pas tous au pied de la lettre comme ce marin (qui a désiré conserver l’anonymat) à qui on avait demandé de construire un perchoir pour le perroquet et qui a été très fier d’annoncer qu’il n’avait même pas eu besoin du couteau !

 

Bitture (prendre la) :

Si le chef de bord vous demande de « prendre la bitture », n’en profitez pas pour descendre à la cambuse vous envoyer un boujaron de tafia. À bord, le sens de cette expression est tout à fait différent.

Il s’agit d’une façon de ranger la chaîne d’ancre sur le pont afin qu’elle ne s’emmêle pas et que l’ancre descende très rapidement. Voir l’illustration. Si la mer est agitée, afin que les spires ne s’emmêlent pas on peut attacher les spires jointives entre elles avec une garcette très fine qui cassera facilement à la première traction (par exemple un brin de laine ou du fil à voile).

La chaîne se dévidera d’elle-même au moment où on jettera l’ancre.

Il peut être utile de « prendre la bitture » quand on veut « mouiller en plomb de sonde » (Voir la rubrique sur le mouillage).

 

Bôme :

Espar placé horizontalement sur le bas de la grand voile et relié au mât par un vit de mulet, il en tient la bordure (partie inférieure) qui coulisse dessus.

 

Bordée :

Ce mot a plusieurs sens suivant le contexte.

- Quand les marins travaillent en 2 équipes, ces équipes s’appellent la « Bordée tribord » et la « Bordée bâbord » ou encore les « Tribordais » et les « Bâbordais ». Ça n’a rien à voir avec le bord sur lequel ils travaillent ou logent, ce sont juste des noms.

- Dans la marine à voile, pendant les combats, les vaisseaux de ligne ne pouvaient utiliser à un moment donné que les canons situés du côté « au vent » (à cause de la gîte). Ça s’appelle Tirer une bordée.

- Aujourd’hui, quand les Marins descendent à terre après une longue traversée ils ont coutume de parler d’aller Tirer une bordée. On se demande bien pourquoi.

Il arrive aussi qu'un Marin amène sa conquette sur le quai (et non pas...).

 

Border :

On borde une voile. Tirer sur son  écoute afin de l'aplatir (la voile), de la tendre (contraire : choquer une écoute).

Il arrive de dire que : « Tendu lorsqu’il borde, le capitaine coince la drisse entre les mâts » (et non pas...).

 

Bosse :

Ou « Garcette », ce bout de cordage sert à tout.

 

Bosco :

Maître des manœuvres et de toutes les opérations de matelotage.

 

Boujaron :

Un des termes parmi les plus importants. C'est la mesure (par extension le récipient) d'une ration de Rhum, Tafia et autres breuvages miracle.

Environ 60 cm³.

 

Boutre :

Petit voilier arabe à l'arrière très élevé. On dira par exemple : « Le boutre du Sultan glisse sur le confluent de la Garonne » (et non pas...).

 

Branle Bas :

C’est le signal du réveil pour l’équipage de quart. Dans la marine ancienne, à la place des bannettes, il y avait des hamacs surnommés les branles. Le « branle bas » est le moment où il faut descendre (ou tomber) de son branle, et aussi décrocher et ranger le branle.

Les branles étaient disposés partout où il y avait de la place, par exemple entre les canons, dans les soutes, etc…

Si l’ennemi se pointaient à l’horizon, il fallait descendre des branles et les ranger encore plus vite que d’habitude. C’était le branle bas de combat.

 

Brick :

Navire à deux mâts gréés à voile carrés. Le mât arrière est « à corne » avec brigantine.

 

Brigantine :

Voile trapézoïdale gréée sur la vergue oblique (la corne) du mât le plus en arrière, généralement le mât d'artimon, mais le grand mât pour les goélettes. La brigantine est très utile aux navires pour virer bord sur bord au vent de bout. Les grand navires « Barque » en étaient équipés.

 

 

 

 

 

Cale :

Les cales sont les locaux situés dans le fond du navire, qui le plus souvent servent de soute, mais aussi parfois de cachot. Aujourd’hui il y a en plus la cale moteur. On y trouve aussi les cuves à carburant et à eau et éventuellement, sur certains navires de haut bord, les ballasts anti-roulis.

La cale était aussi le nom donné à certaines sanctions du temps de la Marine en bois.

On distinguait, par ordre de sévérité :

La cale humide : Le matelot avait les mains et les pieds ligotés et était lesté de lourdes gueuses et hissé sur une vergue attaché à une aussière assez longue pour qu’il tombe dans l’eau. Puis on le laissait tomber à l'eau. Ses camarades essayaient alors de le hisser à bord avant qu’il ne se noie.

La cale sèche : Même principe que la cale humide mais en plus cruel. L’aussière, plus courte, stoppait la chute du matelot juste avant la surface de la mer. Le choc était si violent qu’il était rare qu’il ne s’en tire sans quelques os cassés.

La grande cale : La pire des sanctions, interdite au XVIIIème siècle, mais toujours appliquée impunément par nombre de commandants peu soucieux de la vie d’un matelot.

L’homme, toujours lesté et ligoté était précipité à la mer depuis une vergue.

Une aussière passant sous le navire permettait à ses camarades de le hisser sur l’autre bord. L'homme devait passer sous le navire avant d'être repêché.

Si le matelot n’était pas dévoré par les requins, il y avait peu de chances qu’il tienne son apnée assez longtemps pour être remonté vivant. Et même alors, il était souvent grièvement blessé par le frottement contre tous les coquillages accrochés à la coque.

 

Cambuse :

Cuisine et magasin de vivres. Du Hollandais « kombuis ».

 

Cap :

Direction du navire.

  

Cape sèche :

À sec de toile, c'est-à-dire affaler toutes les voiles.

 

Cartahu :

Le cartahu est le nom d'un filin utilisé sur les navires pour manœuvrer des charges lourdes. Il fait partie du gréement des mâts de charge et supporte directement la charge, une de ses extrémités est fixée au tambour d'un treuil hydraulique ou électrique et s'enroule sur ce dernier. L'autre extrémité est reliée à un croc ou à un trèfle si deux cartahus travaillent ensemble..

 

Charivari :

Chant improvisé des Marins pendant la manœuvre dite « à virer le cabestan ». Pendant cette manœuvre, très dure, il était toléré que les hommes d'équipage, dans les paroles du charivari, insultent ou se moquent de n'importe qui, gradé ou non. Cette tolérance permettait aux hommes de se défouler, mais surtout aux officiers de prendre la température de leur état d'esprit et de leurs rivalités afin de prévenir une crise.

Le charivari a été autorisé sur les navires de La Royale jusqu'en 1850.

Il est bien entendu qu'à tout autre moment la plus petite des insolence pouvait entraîner des sanctions très dures.

 

Choquer :

On choque une écoute. Laisser filer une écoute afin d'ouvrir la voile (contraire : border une voile).

 

Commandant :

Le poste envié de « seul maître après Dieu », mais aussi celui des responsabilités. Le commandant doit aussi exercer les fonctions de chirurgien quand, loin de tout, on n'a pas d'autre solution. Voir rubrique : « Le Secourisme ». Un commandants sait s'y prendre pour amputer une jambe (et non pas...).

 

Compas :

C'est le premier instrument de bord d'un navire. Sans lui vous avez de fortes chances de « perdre le Nord » !

Ce n'est pas une boussole. Une boussole est constituée d'une simple aiguille aimantée tournant au-dessus d'un cadran gradué.

Un compas est constitué d'un cadran gradué mobile, dans un bain d'huile destiné à amortir les oscillations et tournant devant un repère fixe appelé « alidade ». De plus il est monté sur un système à cardan lui assurant une bonne horizontalité quelle que soit la position du navire.

 

Coq :

Cuisinier, seul maître à l'intérieur de la Cambuse.

 

Corde :

Vous n'en avez certainement qu'une seule ou pas du tout à bord.

Dans la marine d'autrefois il était réglementaire d'en avoir trois :

La corde servant à sonner la cloche.

La corde servant aux pendaisons.

La corde de rechange pour la cloche.

Quand vous ne connaissez pas le nom exact d'une corde, plutôt que de dire n’importe quoi, appelez-la une « manœuvre » ou un « bout » (prononcez le « T » de la fin).

 

Cotre :

Petit voilier généralement à un seul mât gréé triangulaire ou aurique, pouvant envoyer plusieurs focs gréés sur beaupré.

Le « cotre à tape-cul » possède un second mât « mât de tape-cul » à l'arrière du point de barre contrairement au « ketch » dont le mât arrière « mât d'artimon » est placé en avant du point de barre.

 

Crachin :

Phénomène météorologique fréquent sur une grande partie de la côte Ouest, notamment en mer d'Iroise, et sur presque toute la côte Nord.

Ce n'est pas de la pluie comme le pensent certains, mais une manifestation du beau temps qui rend l'air vivifiant et agréablement humide et iodé.

 

 

 

 

 

Drisse :

C'est le « bout » qui sert à hisser et à étarquer (ça veut dire « tendre ») une voile ou à manœuvrer une dérive mobile.

 

 

 

 

 

Écoute :

Ce sont des « manœuvres » servant à orienter et régler les voiles.

 

Embabouiné :

Être au milieu de dangers divers ou dans un passage difficile.

 

Encalminé :

Être dans une zone ou le vent est nul.

 

Embraquer :

Tirer une écoute ou une drisse vers soi. J'ai bien écrit emBRAquer et pas emBARquer comme disent les béotiens et autres marins d'eau douce.

 

Empanner :

Virer lof-pour-lof, c’est à dire faire passer les voiles d'un côté à l'autre du bateau par vent arrière.

 

Empenneler :

Mouiller avec deux ancres sur la même ligne de mouillage. Voir rubrique : « Le Mouillage ».

 

Embosser :

Mouiller avec deux ancres, une à l'avant, l'autre à l'arrière. Voir rubrique : « Le Mouillage ».

 

Embouquer :

S’engager, pénétrer dans un canal, un détroit, une passe, un aber, etc…

On se souvient, quand à bord de ce fameux navire, croisant au nord de la Guadeloupe face au passage du Cul de Saint Marin, les matelots pressés d’arriver au port s’activèrent en scandant : « Embouquons gaiement le Cul de Saint Marin ! » (et non pas...).

 

Espar :

Terme générique désignant tous les éléments autres que les cordages servant à gréer une voile (mât, bôme et tangon).

 

Établir :

Régler la voile.

 

Étarquer :

Raidir, tendre au maximum.

 

Étai :

Filin rigide qui retient le mât au bateau par l'avant et su lequel on grée généralement le foc. On distingue l'étai à l'avant du pataras à l'arrière. Les filins latéraux servant à retenir le mât sont les haubans.

 

Éviter :

Quand un navire est à l'ancre, il tournera autour du point d'ancrage dès que le courant changera ou que le vent tournera. Il peut même parcourir un tour complet.

L'arc de cercle que peut parcourir le navire en évitant s'appelle : « La zone d'évitement ».

 

 

 

 

 

Faseyer :

Le faseyement d’une voile est une vibration révélatrice d'un mauvais réglage (la voile est trop choquée). La solution consiste généralement à la border jusqu'a ce que la vibration disparaisse.

 

Ferler :

C'est l'action consistant à plier, rouler et attacher une voile le long d'un mât, d'une bôme ou d'un espar. L'action inverse consistant à la déployer s'appelle : « déferler ».

On affale une voile, puis on brasse la toile et enfin on ferle.

On brassera aussi la toile pour prendre des « ris », c'est-à-dire diminuer la surface d'une voile.

 

Ficelle :

Contrairement à une légende populaire : il peut y avoir des ficelles à bord !!!

Le seul endroit où vous en trouverez est la cambuse. Elles servent à suspendre les saucissons.

 

Flot (le) :

Marée montante (inverse : « le jusant »).

 

Fortune de mer :

Ne croyez pas que ce terme ne s'applique qu'au coffre rempli de Doublons-Or que vous trouverez accroché à votre ancre. Par « Fortune de Mer » on désigne aussi toute la casse éventuelle, depuis une simple bosse de ris cassée jusqu'au naufrage complet du navire. En réalité, il s'agit le plus souvent plutôt de « Mauvaise Fortune », mais ça s’applique aussi au coffre de doublons (n’oubliez pas ma part !).

 

Fraîchir :

Si la météo annonce un vent frais ou un vent fraîchissant, inutile d'emporter des vêtements chauds en surplus.

Le terme « fraîchir » s'emploie pour le vent quand sa force augmente.

 

 

 

 

 

Gaffe  :

Il s’agit d’un long manche équipé à son extrémité d’un crochet et d’une boule servant de débordoir. La Gaffe est utilisée pour attraper et tirer à soi un cordage, une poignée de coffre, un autre navire, etc… ou au contraire pour se déborder d’un quai, d’un navire, etc…

 

Gîte  :

La gîte est l’inclinaison du navire sur bâbord ou Tribord

 

Goélette :

Bâtiment léger à deux mâts gréés aurique. Le mât de missaine est en avant du grand mât. Peut avoir un hunier en plus (le mât de hunier sera dans le prolongement du mât de missaine, le rendant plus haut que le grand mât). Il y eut au 19ème siècle des goélettes de grande tailleà 4 et 5 mâts. La plus grande : La  « Thomas Lawson » avait 7 mâts.

 

Gabier :

Noblesse des matelots, Il monte dans les mâts pour serrer ou établir les voiles, les ferler ou les déferler.

 

Gisement :

Angle entre la visée d'un amer et la route vraie du navire. Cet angle mesuré par rapport au Nord devient un « relèvement ».

 

Grog :

Un amiral anglais, l'amiral Vernon était surnommé « Old Grogram » puis « Groggy » parce qu’il portait toujours un manteau en Grogram (étoffe épaisse faite de laine et de soie). C’est lui qui ordonna que la ration quotidienne de rhum des matelots soit coupée avec de l’eau. Les matelots avaient aussi une ration obligatoire de citron (quand il en restait) contre le scorbut qu’ils mélangeaient au rhum pour faire passer le goût du citron, et le soir, pour lutter contre le froid, ils faisaient chauffer l’eau avant de la mélanger au rhum. .

On a surnommé ce mélange : GROG. Celui qui en boit trop est vite groggy.

 

 

 

 

 

Incendie :

Il ne faut surtout pas imaginer que parce qu’on est entouré d’eau, on ne court aucun risque. Le risque d’incendie est toujours présent, surtout sur les bateaux en bois.

Assurez-vous toujours que les extincteurs sont accessibles et que vous savez utiliser les pompes à main.

Évitez de fumer dans les cales et les cabines, un coup de roulis peut envoyer vos cigarettes Poseïdon seul sait où (et encore pas toujours à ce que l’on dit). Une braise derrière un matelas peut causer la perte d’un navire.

Du temps de la marine en bois, tout marin surpris à l’intérieur avec une pipe à feu non couvert était passible de punitions exemplaires. On dira qu’un marin « ne doit pas enfumer sa cale sauf au port si le vent siffle dans la rue du quai » (et non pas...).

Le meilleur endroit pour fumer est le pont ou le cockpit du navire.

 

 

 

 

 

Jusant (le) :

Marée descendante (inverse : « le flot »).

 

 

 

 

 

Lapin :

Attention DANGER !!!

Pas l’animal, mais le mot. Encore aujourd’hui, des marins très respectés feront demi-tour et rentreront au port si quelqu’un prononce les mots « Lapin » ou « Lièvre » ou seulement sort de son sac un pot de terrine de lièvre !!!

C’est une des superstitions les plus ancrées chez les marins.

On suppose que son origine remonte au temps où les galions emportaient leur nourriture sur pieds (poules, cochons, etc..).

Les lapins réussissaient toujours à sortir de leurs cages, et rongeaient tout et n’importe quoi, y compris un tas d’espars et de cordages vraiment utiles à la bonne marche du navire, ce qui conduisait immanquablement au naufrage. Et en plus ils se multiplient très vite.

Certains récits prétendent que de tous les navires ayant eu à bord de ces sales bêtes à longues oreilles, aucun n’est jamais rentré.

 

Lofer :

Se dit d'un voilier qui change de direction en se rapprochant du lit du vent (contraire : abattre).

 

Louvoyer :

Progresser face au vent en zigzaguant d'un bord à l'autre.

 

 

 

 

 

Maillon :

Le « maillon » est une longueur de chaîne de mouillage de 15 brasses, soit 27,42 mètres.

Les navires de haut bord sont généralement gréés de deux lignes de mouillage comprenant chacune de 8 à 14 maillons, les maillons sont reliés entre eux par des mailles démontables, les lignes de mouillage étant stockées à bord dans un compartiment appelé puits aux chaînes.

 

Mollir :

S'emploie pour le vent quand sa force diminue (c’est l’inverse de fraîchir).

 

Mouillage :

C'est l'ensemble des ancres et grappins, et de leurs chaînes, câblots et aussières les reliant au navire.

Le mouillage sert à ancrer le navire par rapport au fond.

« Mouiller un navire » est la manœuvre consistant à :

-  Jeter l'ancre.

-  Vérifier son bon accrochage au fond.

-  Régler la longueur de la ligne de mouillage en fonction de la profondeur, de la marée, des conditions météo, etc...

-  Vérifier le bon arrimage du mouillage au navire.

-  S'assurer que  pendant la  durée prévue du mouillage, le navire n'évitera pas sur une zone dangereuse ou sur d'autres navires.

 

Mousse :

Il ne monte pas dans les mâts, et est dispensé de quart. Il aide à tout, tout le monde.

 

 

 

 

 

Navigateur :

C'est lui qui calcule la route, fait le point, connaît les courants et les marées et décide des caps à tenir en fonction de l'allure du navire.

Ce poste est souvent tenu par le Commandant. La table à cartes est son territoire.

 

Nordé : Nord-Est.

 

Noroît : Nord-Ouest.

 

 

 

 

 

Phare :

Ce mot a deux significations :

- Tour servant d’amer aux navres. Un phare est équipé à son sommet d’un système lumineux codé (couleur, rythme, secteurs) permettant son identification.

- Ensemble d'un mât et de son gréement.

  Les grands voiliers portant des voiles carrées sont appelés des navires à phares carrés.

 

Pied Marin :

Avoir le pied marin - garder son équilibre sur un bateau, ne pas avoir le mal de mer.

 

Poulaine :

Saillie de la construction à l'avant des anciens navires à voiles, où se trouvaient les latrines. L'avant de la poulaine porte la figure de proue.

Par extension, aujourd’hui le terme « Poulaine » désigne les WC Marins. Leur usage est assez délicat. Consultez la rubrique « La vie à bord »

 

 

 

 

 

Quille :

C’est à la fois un lest et un aileron servant à limiter la dérive latérale. Elle peut être amovible, dans ce cas on l’appelle : une « dérive ». Elle doit toujours être suffisamment lisse pour un bon hydrodynamisme, ce qui oblige à la « gratter » périodiquement (ainsi que la coque du navire). On dira que « Le Marin gratte le fond de sa quille avec le fer d’herminette » (et non pas...).

 

 

 

 

 

Ris :

Dispositif servant à réduire la surface d'une voile.

Prendre un ris : Diminuer la surface de la grand-voile par gros temps.

 

Refuser :

Le vent refuse quand il tourne pour s’approcher du nez du bateau (inverse : Adonner).

 

 

 

 

 

Sainte-Barbe :

C’est la soute dans laquelle, du temps de la marine à voile, étaient stockées les munitions et la poudre.

Il n’y en a généralement pas sur les navires civils (sauf s’ils sont appelés à croiser fréquemment dans des eaux fréquentées par des pirates, comme par exemple la mer de Chine).

 

Sextant :

Instrument de mesure destiné à faire le point grâce à des mesures de hauteur d’astres. Dans la rubrique « Le Point » tout un chapitre lui est consacré.

C’est un instrument précis et fragile qu’il convient de garder à l’abri des chocs et de l’humidité. On sait que le vieux marin boude son sextant mouillé (et non pas...).

 

Sifflet de Bosco :

Le sifflet de Bosco ou sifflet de Marine est utilisé depuis le XIIIème siècle pour transmettre les ordres et pour saluer les officiers et les visiteurs. [ Voir l' article ].

 

Sloop :

Gréement de type Marconi à un mât. Voir la rubrique sur les voiles.

Certains sloops de croisière sont beaucoup plus gros que les trimarans de régate, on entend dire parfois : « Écartez ce sloop et montrez-moi votre trimaran » (et non pas...).

 

S.N.S.M :

Société Nationale de Sauvetage en Mer.

Ce sont des équipages de Marins courageux qui risquent trop souvent leur vie à cause de « touristes » qui utilisent une carte marine de la même façon qu'une carte Michelin, dont les connaissances en météo se limitent aux quelques minutes diffusées à la télé après le journal de 20 h, et qui pensent qu'en cas de problème, c'est comme sur l'autoroute, on s'arrête et on appelle la dépanneuse (elles sont là pour ça ? ... non ?).

 

Surdé : Sud-Est.

 

Suroît : Sud-Ouest.

 

 

 

 

 

Table à Cartes :

C’est un plan de travail, indispensable sur un navire, absolument réservé aux tracés de routes et calculs de navigation. La table à carte devra toujours être disponible et accessible pour le navigateur et suffisamment éclairée pour être utilisable même la nuit.

 

Tafia :

Rhum ou autre tord-boyaux du même tonneau. Indispensable à bord.

 

Tangon :

Espar s’appuyant à une extrémité sur le mât et destiné à recevoir à l’autre extrémité, le point d’amure du spinnaker.

 

Timonier :

C'est le barreur ou l'homme de barre, il est le maître de la route, C'est lui qui est responsable de la bonne tenue d'un cap (route  et vitesse), c'est souvent lui qui transmet les relèvements et gisements au navigateur et qui donne les ordres de manœuvre des voiles.

Les Anglais l’appellent : Skipper.

 

Tribord :

Voir : « Bâbord et Tribord ».

 

 

 

 

 

Vent :

Si vous n’aimez pas le vent, il vaut mieux envisager une autre activité que la croisière. On le trouve partout, même dans les ports.

On dit même que : « Le vent siffle dans la rue du quai » (et non pas...).

Le vent provoque les vagues. Il arrive même que les vagues remontent les estuaires, les Bretons ont souvent des vagues sur leurs berges (et non pas...).

S'il vient du Nord, le froid se glisse sous le dock (et non pas...)Ça peut gêner les promeneurs assis sur les bancs, car c’est embêtant que la bise souffle jusqu’aux bancs (et non pas...).

Voir plus loin le tableau des forces de vents.

 

 

 

 

 

 

Voici quelques unités utilisées par les Marins :

 

Boujaron  : 

Unité de volume

=

60 cm³ (ration de tafia).

Brasse :

Unité de longueur 

=

1,828 m.

Encablure :

Unité de longueur 

=

120 brasses, soit 219,36 m.

Maillon :

 

Unité de longueur de ligne de mouillage

 

=

 

 15 brasses = 27,42 m.

Mille (MN) :

Unité de longueur

=

1852 m  =  1 minute de latitude (pour les anglais où il fait 1853,88 m).

Nautique :

Autre appellation du Mille.

 

(Le Nautique anglais, comme de bien sûr, vaut 1853,88 m)

Nœud :

Unité de Vitesse

=

Mille à l'heure, soit 1,852 km/h (et 1,85388 km/h pour les anglais).

Tonneau :

Unité de jauge (volume)

=

2,83 m³. Peut mesurer une jauge brute, nette ou utile suivant les besoins.

Quart :

Unité d’angle

=

11,25° (la rose des vents contient 8 secteurs de 45°, 1 quart = ¼ de secteur)

 

Ne pas confondre le Mille Nautique (avec 2 « L ») qui correspond à une minute de latitude, avec le Mile (un seul « L ») qui est une unité anglaise de 1609 m (se prononce MAYLE) et qui ne correspond ni à une minute de quelque chose ni à absolument rien d’autre.

 

 

 

 

 

Force du vent :

 

FORCE

V (nds.)

APPELATION

OBSERVATIONS DU CAP-HORNIER

0

 

<

1

Calme

Vents à pic. Tous les huniers dehors.

1

1

à

3

Très légère brise

Petit vent. Toutes voiles et bonnettes.

2

4

à

6

Légère brise

À laisser courir vent sous vergue.

3

7

à

10

Petite brise

Navigation de demoiselle. Les bateaux gîtent fortement

4

11

à

16

Jolie brise

À tailler la route. La mer devient houleuse.

5

17

à

21

Bonne brise

Cacatois serrés. Les haubans sifflent. C'est la « Piaule ».

6

22

à

27

Vent  frais

Cacatois et perroquets serrés. Mer forte, écume.

7

28

à

33

Grand frais

Huniers et voiles basses à 1 ris
Les petits bateaux rentrent s'abriter.

8

34

à

40

Coup  de vent

Méchant grain. Huniers et voiles basses à 2 ris.

9

41

à

47

Fort coup de vent

Coup de tabac. Huniers volants serrés.
Tous les bateaux sont à  la cape.

10

48

à

55

Tempête

Fort coup de tabac. Basses voiles au bas ris.

11

56

à

63

Violente  tempête

Mer démontée. Voiles de cape aux huniers.

12

63

à

64

Très violente tempête

Voiles de cape basses.

13

 

>

64

Ouragan

À sec de toile, et recommande ton âme à
Poseïdon et au saint de ton choix.

 

 

 

 

 

Force de la mer : (Il n'y a pas forcement de correspondance entre la force du vent et celle de la mer).

 

FORCE

APPELLATION

HAUTEUR VAGUES

0

Calme (sans ride)

 

0

 

1

Calme (ridée)

0,00 m

à

0,10 m

2

Belle (vaguelettes)

0,10 m

à

0,50 m

3

Peu agitée

0,50 m

à

1,25 m

4

Agitée

1,25 m

à

2,50 m

5

Forte

2,50 m

à

4,00 m

6

Très forte

4,00 m

à

6,00 m

7

Grosse

6,00 m

à

9,00 m

8

Très grosse

9,00 m

à

14,00 m

9

Énorme

 

>

14,00 m

 

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